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DEPECHE MODE
cd maxi single dvd vinyle collector artist related bio
 - a broken frame arrow [1982] A Broken Frame (Album)  detail 12,95
 - construction time again arrow [1983] Construction Time Again (Album)  detail 12,95
 - some great reward arrow [1984] Some Great Reward (Album)  detail 12,85
 - black celebration arrow [1986] Black Celebration (Album)  detail 12,95
 - music for the masses arrow [1987] Music For The Masses (Album)  detail 12,95
 - 101 (live) arrow [1989] 101 (live) (Album)  detail 18,95
 - violator arrow [1990] Violator (Album)  detail 17,95
 - ultra arrow [1997] Ultra (Album)  detail 17,95
 - the singles 81>85 arrow [1998] The Singles 81>85 (Album)  detail 17,95
 - the singles 86>98 arrow [1998] The Singles 86>98 (Album)  detail 22,00
 - exciter arrow [2001] Exciter (Album)  detail 18,50
 - Remixes 81-04 arrow [2004] Remixes 81-04 (Album)  detail 13,50
 - Playing The Angel arrow [2005] Playing The Angel (Album)  detail 19,50
 - Singles Box 1 arrow [2008] Singles Box 1 (Coffret)  detail 26,06
 - Singles Box 3 arrow [2008] Singles Box 3 (Coffret)  detail 26,06
 - Singles Box 4 arrow [2008] Singles Box 4 (Coffret)  detail 37,52
 - home arrow [1997] Home (Single) detail
 - dream on me arrow [2001] Dream On Me (Single)  detail 8,00
 - Enjoy The Silence arrow [2004] Enjoy The Silence (Single)  detail 8,03
 - strange arrow [1988] Strange detail
 - 101 arrow [1989] 101 detail
 - strange too arrow [1990] Strange Too detail
 - freelove arrow [2001] Freelove detail
 - Devotional arrow [2004] Devotional  detail 24,50
 - Playing The Angel arrow [2005] Playing The Angel (33 Tours)  detail 25,90
 - a question of lust arrow [1986] A Question Of Lust (45 Tours Cd) Collector  detail 17,50
 - The Best Of arrow [1986] The Best Of (Album Cd) Collector  detail 17,30
 - Remixes 81-04 arrow [2004] Remixes 81-04 (Album Cd) Collector  detail 19,50
 - Playing The Angel arrow [2005] Playing The Angel (Album Cd) Collector  detail 22,98
 - Stripped arrow [1986] Stripped (Maxi Cd) Collector  detail 14,50
 - Precious-remixes arrow [2005] Precious-remixes (Maxi Cd) Collector  detail 6,51
 - Freelove arrow [2001] Freelove (Single Cd) Collector  detail 8,00
 - Precious arrow [2005] Precious (Single Cd) Collector  detail 6,13
 - Precious arrow [2005] Precious Collector  detail 5,87
 - Touring The Angel (live In Milan) arrow [2006] Touring The Angel (live In Milan) Collector  detail 24,76
 - stripped arrow [1986] Stripped (45 Tours Vinyle) Collector  detail 18,50
 - Personal Jesus arrow [1989] Personal Jesus (45 Tours Vinyle) Collector  detail 19,50
 - Remixes 81-04 arrow [2004] Remixes 81-04 (Coffret Vinyle) Collector  detail 62,86
 - Precious arrow [2005] Precious (Maxi Vinyle) Collector  detail 8,39
 · Dave Gahan · Martin L.gore · 

Précurseur de la musique électronique, Depeche Mode est né à la fin des années 70, en pleine vague punk.
1977 : c’est à Basildon, près de Londres que Vince Clarke et Martin Lee Gore créent leur groupe qu'ils nomment French Look.
1978 : arrivée d'Andrew Fletcher et le groupe se renomme Composition of Sound.
1980 : Dave Gahan les rejoint et le nom du groupe devient Depeche mode, nom choisi dans un magazine de mode français. David Gahan remplace Martin Gore au chant.
Suite à une soirée ou ils jouèrent dans un club Londonien, ils furent repérés par Daniel Miller, le fondateur de Mute Records. Il leurs fit signer un contrat avec le Label Mute. C'est sous cette griffe qu'il publie en 1981 l'album Speak et Spell et tous ceux qui suivront.
Le premier single Dreaming of me sort en 1981. Puis arrive New Live et enfin le succès gigantesque des années 80 Just can't get enough
En 1981, Vince Clarke quitte le groupe. Il fondera successivement les groupes Yazoo, The Assembly puis, Erasure
Martin Gore devient l'auteur-compositeur de Depeche Mode.
1982 : Depeche Mode accueille Alan Wilder
L'année 1989 sera l'année de Depeche Mode avec Personal Jesus, Violator, etc.
Malgré le succès, la mésentente et la fatigue s’installent.
En 1995, Alan quitte le groupe pour fonder Recoil.
Cette même année, Dave Gahan est hospitalisé suite à une tentative de suicide.
En 1996 Depeche Mode rentre en studio pour l’album Ultra .
La dernière tournée de Depeche mode s'est jouée à guichets fermés, après 5 longues années d'absences et la sortie du double album The Singles 86>98. On y trouve notamment le dernier single Only When I Lose Myself.
Depeche Mode fait son grand retour en 2001, avec Exciter. Le live Night Time In Paris, issu de la tournée de Exciter paraît en mai 2002.
Après presque vingt cinq ans de carrière, Depeche Mode reste l'un des groupes les plus connus de la musique anglaise. Depuis mars 2002, Martin Lee et David Gahan travaillent sur des projets solo.« J’avais vraiment un sentiment d’incomplétude avant de commencer PLAYING THE ANGEL, notre 11e album studio », confie Dave Gahan. C’est ainsi que le groupe de pop électronique le plus subversif du monde et doyen de la death disco s’est reformé pour la première fois depuis 2001, date de sortie de son album EXCITER qui s’est vendu à deux millions d’exemplaires. Depeche Mode sent qu’il lui reste beaucoup à accomplir et à prouver. « Nous avons fait de très bons albums ensemble, mais nous cherchons toujours à nous surpasser », explique le chanteur du groupe. « Et ça, c’est un virus dont on ne se débarrasse pas si facilement ».
Pourtant, le groupe n’a pas chômé entre-temps. En 2001, Depeche Mode a effectué une tournée de 85 concerts devant près de deux millions de spectateurs. En 2004, REMIXES 81/04 s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires dans le monde entier avec une nouvelle version remixée et également sortie en single de l’incontournable Enjoy The Silence. En 2003, le premier album de Dave, recueil de confessions cathartiques intitulé PAPER MONSTERS, a reçu un excellent accueil. De son côté, Martin Gore a sorti COUNTERFEIT 2, deuxième volet de sa « contrefaçon » originale en hommage aux anciennes et nouvelles légendes de la musique, tandis que Fletch a lancé son propre label baptisé Toast Hawaii. Martin et Fletch se sont également produits à plusieurs reprises comme DJ.
Bien qu’ils aient trouvé le succès en solo et que leur vie privée les sépare géographiquement (Londres, Californie et New York), les Depeche Mode ont ressenti la nécessité de se reformer pour leur second projet du 21e siècle.
PLAYING THE ANGEL, album étonnamment frais et exubérant, marque le 25e anniversaire de Depeche Mode, groupe innovateur qui a beaucoup influencé son époque (bien que son premier single Dreaming Of Me soit sorti sous le label Mute en février 1981, Depeche Mode a commencé à travailler sa proto-électro l’année précédente). Au cours du quart de siècle suivant, le groupe a vendu plus de 50 millions de disques dans le monde entier dont 38 tubes au Royaume-Uni (dont 29 au Top 20 et une dizaine au Top 10) et pas moins de 13 albums au Top 10 (y compris les deux compilations THE SINGLES 81-85 et THE SINGLES 86-98 ainsi que LIVE 101 en 1989). Chacun de ces albums a permis à Depeche Mode de faire évoluer l’écriture de ses chansons et de figurer aux côtés de U2 comme le groupe britannique le plus acclamé de la période post-punk.
Depeche Mode n’en est pas à sa première réinvention. En 1981 et 1982 déjà, le groupe se situe à l’avant-garde de la synth pop, mouvement qui fait alors fureur en Grande-Bretagne, avec SPEAK AND SPELL et A BROKEN FRAME. En 1983, il devient le pionnier de l’échantillonnage et popularise les sonorités métalliques avec CONSTRUCTION TIME AGAIN. Tout aussi noirs à l’égard des critères de la pop, SOME GREAT REWARD (1984) et BLACK CELEBRATION (1985) marient à la fois ballades religieuses et beats industriels et agressifs, hymnes dévotionnels à écouter dans l’intimité et exploration de la manipulation psychosexuelle particulièrement appréciée dans les clubs. MUSIC FOR THE MASSES porte bien son titre. C’est en effet le premier album figurant au Top 40 américain. Grâce à ce titre, Depeche Mode est le premier groupe de synth pop à remplir les stades américains et à susciter la reconnaissance d’une génération d’artistes de tendances aussi diverses que la techno de pointe de Détroit et la house de Chicago. Ces artistes citent Depeche Mode comme première source d’inspiration de la dance music électronique. Avec VIOLATOR (1990), que beaucoup considèrent comme le paroxysme de l’existentialisme numérique et de la noirceur, Depeche Mode s’affirme comme le plus grand groupe de pop alternative du monde. En 1993, il glisse vers une instrumentation conventionnelle du rock avec SONGS OF FAITH AND DEVOTION. Après avoir transcendé et survécu à toutes les époques du rock au cours de la dernière décennie, après avoir tutoyé le shoegazing, le madchester, le grunge et la britpop, Depeche Mode prouve que rien ne peut l’arrêter avec ULTRA (1997), album sombre et méditatif produit par Tim Simenon et EXCITER, opus chapoté par Mark Bell et méconnu. Même les événements troubles et très médiatisés de la fin des années 1990 n’auront pas raison du groupe : les trois artistes traversent alors une crise personnelle. Dave Gahan, en particulier, se rapprochera dangereusement du seuil de ce qu’un être humain peut physiquement et émotionnellement endurer.
Pourtant, la muse de ce groupe ne montre aucun signe d’usure narcotique. PLAYING THE ANGEL donne l’impression que Depeche Mode est un groupe fraîchement formé et rien ne trahit ses vingt-cinq ans d’aventure commune. Avec ses vibrations cybernétiques et son refrain triomphant, Precious, premier single de l’album, exprime la quintessence même de Depeche Mode. Ponctué de brefs staccati explosifs et d’effets sonores comme la plupart des morceaux de cet album, The Sinner In Me dose à merveille organique et synthétique. La voix de Dave est plus puissante que jamais dans Suffer Well comme dans l’ensemble de PLAYING THE ANGEL. Macrovision chanté par Martin nous présente une pop hi-tech irradiante et accrocheuse. L’incroyable John The Revelator constitue l’un des tubes potentiels de l’album. Enregistré en mineur, le menaçant I Want It All est l’un des titres les plus lents et évoque un trip hop en provenance de l’enfer. A Pain That I'm Used To inaugure ce qui aurait pu être la deuxième face de l’ancêtre du CD dans un style à la fois subtil et fougueux, entrecoupé de véhéments solos de guitare.
Fletch nous rappelle que le titre du 11e album studio de Depeche Mode est né des paroles d’un autre morceau intitulé The Darkest Star. L’enregistrement effectué à Santa Barbara, New York et Londres, à proximité des domiciles respectifs de Martin, Dave et Fletch, a débuté en janvier 2005 en Californie. En l’espace de cinq semaines, le groupe a mis cinq chansons en boîte, « un record mondial pour Depeche Mode », explique Fletch. Après avoir été le patron de Toast Hawaii pendant deux ans, Fletch confie qu’il a éprouvé quelques difficultés à remettre le pied à l’étrier : « C’était un peu comme de passer de la dictature à la démocratie, mais l’ambiance au studio a été stimulante et excitante ».
C’est le producteur Ben Hillier (Doves, Blur) qui a insufflé au groupe ce goût du défi et de l’exploration. « Il faut travailler dur pour se réinventer », confie Dave. « Il faut du sang neuf, des personnes qui vous poussent et vous donnent de nouvelles idées. Nous ne regrettons pas d’avoir choisi Ben Hillier ». Avec le goût du paradoxe très caractéristique de Depeche Mode, les trois membres du groupe confessent avoir été heureux de découvrir que Ben n’était pas particulièrement fou de Depeche Mode. « Il n’était pas fan de notre musique », témoigne Dave. « Cela me motivait », ajoute Fletch. « C’était plutôt positif, car il n’avait pas d’idées préconçues sur nous ou sur ce que nous devions faire ». L’approche détendue et objective du producteur a contribué à créer une ambiance positive dans le studio. « Ben est très calme, il émane de lui une certaine aura qui nous a aidés à aller de l’avant », précise Martin. « Nous avions besoin que quelqu’un nous supervise à la manière d’un directeur, nous encadre et s’assure que nous allions dans la bonne direction ».
Tous s’accordent pour dire que PLAYING THE ANGEL est bien plus rapide qu’ULTRA ou EXCITER et suscite cette fois-ci un sentiment d’urgence et de vigueur. Ben Hillier préfère les sonorités synthétiques et analogiques au numérique et ce penchant contribue à forger un son plus proche de BLACK CELEBRATION ou VIOLATOR auquel le groupe s’identifie. Autre nouveauté, PLAYING THE ANGEL est le premier album co-signé par Dave Gahan qui, encouragé par l’accueil réservé à PAPER MONSTERS et déterminé à se faire un nom, a composé trois chansons (I Want It All, Suffer Well et Nothing's Impossible). Pourtant, le chanteur confie avoir éprouvé une grande nervosité le jour où il a joué pour la première fois ses morceaux devant Martin. « Si j’avais le trac ? J’étais terrifié. C’était même un moment assez pénible. Mais je crois qu’il avait aussi une certaine appréhension ». Avec le franc-parler qui le caractérise, Dave explique que I Want It All est autobiographique : « J’ai tout, mais je ne le vois pas ou je n’arrive pas à en profiter. En fait, je fais tout pour détruire ce que j’ai. J’ai naturellement tendance à voir le côté négatif de la vie, même si elle est positive grâce à mon adorable femme ou à mes enfants chéris. Je suis attiré par ce qui est mauvais pour moi. Je ne parle par forcément de drogue ou d’alcool, mais lorsque j’aime quelque chose, je le détruis et je me retrouve les mains vides, comme si je rejetais cette chose parce que je ne pense pas la mériter. Aujourd’hui, ça va beaucoup mieux. Je sais beaucoup plus apprécier ce que j’ai, même si je n’ai pas grand-chose ».
C’est Martin qui signe les neuf autres morceaux de l’album. Comme d’habitude, il décrit la face sombre de la condition humaine avec beaucoup de stoïcisme. Les titres et les paroles parlent d’eux-mêmes avec leurs allusions bibliques à peine dissimulées à la souffrance et au péché, à la colère et à la douleur. Il précise même en plaisantant qu’au dos de la pochette, généralement conçue avec beaucoup d’inspiration par Anton Corbijn, pourrait figurer le sous-titre « douleur et souffrance en différents tempos ». « Dave dit que j’ai fait 25 ans de carrière sur le même thème. Mais je ne suis pas d’accord, car ce sont deux sujets distincts ! »
Lorsqu’on l’interroge sur la thématique générale de l’album, Martin répond en souriant : « Tout ce qui attire les gens détraqués ». Plus sérieusement, il confie qu’il est en pleine procédure de divorce et que le premier single a été écrit pour ses enfants, même si The Sinner In Me (I've never been a saint/Not renowned for my restraint, « Je n’ai jamais été un saint/ Je ne brille pas par ma sobriété ») peut très bien s’appliquer à tous les membres du groupe. Malgré tout, on ne peut reprocher aux Depeche Mode de cultiver cet aspect sombre. « Je ne considère jamais notre musique comme trop noire. Il y a toujours une note d’espoir. Et j’espère qu’elle perce dans notre musique », ajoute Dave. « Nous prenons notre travail très au sérieux et c’est parfois très intense, très lourd et très noir. Mais il y a de bons moment et on s’engueule parfois ».
PLAYING THE ANGEL laisse transparaître un certain optimisme, un renouveau et la satisfaction d’avoir réussi. C’est ce que trahit également le plaisir manifeste qu’éprouvent Dave, Martin et Fletch à se retrouver à l’aube de la sortie d’un album brillant et d’une tournée colossale. Cette dernière affiche déjà complet et confirme le succès phénoménal du groupe dans le monde entier. « Je me dis à chaque fois que nous faisons toujours de bons albums et que nous jouons encore bien. Nous avons beaucoup de chance », s’enorgueillit Fletch.
Dave s’estime privilégié d’en être arrivé là où il est aujourd’hui. Il rit : « Nous avons accompli et survécu à tant de choses en 25 ans... De tous les groupes, j’aurais parié que Depeche Mode serait le premier à disparaître ! On nous place, plus que n’importe lequel des groupes qui ont percé en même temps que nous, aux côtés de U2 et de R.E.M. Pourtant, nous détonnons et nous détonneront toujours. J’ai appris à accepter l’idée que Depeche Mode était unique. Nous devons cependant continuer à innover et le véritable défi est dans le travail. Il ne s’agit pas de conquête. Nous devons être prêts à nous battre, car il y a toujours des groupes plus déterminés que nous. Après avoir perdu cette opiniâtreté au milieu des années 1990, je la retrouve aujourd’hui. C’est comme si on m’offrait une seconde chance. C’est encore mieux d’être Depeche Mode aujourd’hui qu’il y a 15 ans ».

 
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