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SIGUR ROS - sigur ros
cd maxi collector artist related bio
 - '( )' arrow [2002] '( )' (Album)  detail 17,20
 - Takk arrow [2005] Takk (Album)  detail 8,03
 - sigur ros arrow [2002] Sigur Ros (Maxi)  detail 7,50
 - Saeglopur arrow [2005] Saeglopur (Album Divers) Collector  detail 8,80
 Â· Jonsi Â· 

“Takk…”, le quatrième album de Sigur Rós, sera publié par EMI Records le 12 septembre prochain. Ecrit, interprété et produit par le groupe (en collaboration avec le producteur Ken Thomas) dans son studio d’Álafoss, en Islande, “Takk…” est le disque qui justifie toutes les louanges dont le groupe a été l’objet depuis ses débuts.
Enorme et intime, d’une incroyable richesse et d’une simplicité déconcertante, “Takk…” est l’album d’un groupe au sommet de son art et maître de son ambition première : faire passer des idées de haute volée pour de la musique pop directe, ou plutôt, faire de la musique pop en lui redonnant un sens magique sans rien reproduire de ce qui existe déjà.
“Takk…” est fondamentalement différent de tout ce qui se fait aujourd’hui, ce qui n’étonnera personne puisque le groupe échappe à toutes les classifications depuis ses débuts. C’est le fait qu’il soit capable d’une telle créativité à ce stade de liberté et d’imagination qui sidère. “Takk…”, classique instantané, pourrait bien être le chef-d’œuvre de Sigur Rós.
“Il n’y a rien de particulièrement intelligent dans la démarche de Sigur Rós et dans notre façon d’écrire les chansons : on fait tourner, c’est plutôt spontané” précise pourtant Kjartan Sveinsson. On en connaît d’autres qui pourraient “faire tourner” sans jamais s’approcher de l’excellence de “Takk…”.
Constitué de onze morceaux, d’une durée légèrement supérieure à une heure, “Takk…” est venu relativement vite (pour un album de Sigur Rós), son enregistrement ayant débuté en décembre 2004 pour s’achever par le mixage en juin 2005. L’ordre des titres s’est mis en place au printemps tandis que d’autres chansons se greffaient naturellement à l’ensemble.
Le groupe a délibérément arrêté de tourner il y a deux ans pour ne se consacrer qu’au nouveau disque. C’est la raison pour laquelle, seules deux compositions de “Takk…” ont déjà été jouées sur scène.
Cette fois, alors qu’il a plutôt la réputation de développer lentement un concept, le groupe a laissé jaillir ses idées. Certaines chansons muent sans qu’on s’en rende compte, démarrant sur un certain rythme et s’achevant sur un autre. Une jolie partie de piano peut très bien subir les assauts d’accords puissants qui, à leur tour, succomberont à un passage plus calme dominé par des cordes.
Plus qu’avant encore, Sigur Rós sait parfois prendre son temps pour arriver à destination (“Milano”, “Andvari”). Quant à “Svo Hljott”, idéal pour perdre la boussole, ou “Glosoli” animé par trois grosses caisses (!) et une guitare de folie, on se demande comment elles peuvent être à la fois aussi riches et claires.
Sigur Rós, qui manie très bien l’ironie, décrit “Takk…” comme un disque rock’n’roll. Certes, certains passages ont été joués fort et vite mais aucune image de rébellion ou de dégradation ne vient à l’esprit : à l’écoute de l’album, on a plutôt l’impression d’avoir été lavé par sa musique, apaisé oserait-on écrire…
Sigur Rós occupe une place privilégiée dans le cœur et la discothèque des connaisseurs depuis 1999, année de parution de “Ágætis Byrjun”, son second album qui l’a fait connaître hors d’Islande et s’est écoulé à près de 600 000 exemplaires, grâce au bouche à oreille. Décrit par le magazine Q comme le dernier grand disque du vingtième siècle, “Ágætis Byrjun”, qui n’est sorti que trois ans plus tard dans certains pays (au Japon par exemple), se caractérisait par une étrange beauté et a donné au groupe l’occasion de jouer énormément. En concert, Sigur Rós interprétait très souvent de nouvelles chansons au point qu’au moment d’enregistrer la suite de “Ágætis Byrjun”, le groupe s’était déjà lassé de certaines d’entre elles.
“( )” a donc été particulièrement difficile à mettre en boîte, le groupe s’évertuant à recréer certaines versions des chansons dans son nouveau studio près de Reykjavik. Alors qu’un enthousiasme débordant avait caractérisé “Ágætis Byrjun”, le nouvel album ressemblait à un long voyage dans un tunnel sombre.
Ceci n’a pas empêché “( )”, dont les morceaux ne comportaient pas de titres non plus pour que l’attention se porte uniquement sur la musique, d’être très bien accueilli lors de sa parution en 2002. Encore aujourd’hui, il témoigne de la manière dont quatre musiciens très indépendants peuvent parvenir à leurs fins tout en faisant preuve d’une attitude résolument anti-commerciale. “( )” s’est également écoulé à près de 600 000 exemplaires.
Au moment de s’atteler à l’enregistrement de “Takk…”, Sigur Rós était en pleine remise en question. Durant l’été 2003, le groupe a décidé d’arrêter momentanément de se produire (après des apparitions remarquées à Glastonbury et Royskilde) et de se concentrer sur… le fait de ne pas trop se concentrer. Sigur Rós s’est alors consacré à de nombreux projets annexes et en a profité pour recharger ses batteries.
Quitte à pousser le bouchon encore plus loin avec un troisième album, autant prendre son temps pour que le jeu en vaille vraiment la chandelle.

 
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