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 - Patchanka arrow [1988] Patchanka (Album)  detail 11,28
 - Puta's Fever arrow [1989] Puta's Fever (Album)  detail 18,66
 - Amerika Perdida arrow [1991] Amerika Perdida (Album)  detail 18,66
 - King Of Bongo arrow [1991] King Of Bongo (Album)  detail 11,28
 - In The Hell Of Patchinko arrow [1992] In The Hell Of Patchinko (Album)  detail 10,74
 - Casa Babylon arrow [1994] Casa Babylon (Album)  detail 10,34
 - Mano Negra Illegal arrow [2001] Mano Negra Illegal (Compilation)  detail 10,18
 - Out Of Time arrow [2005] Out Of Time  detail 32,50
 - Out Of Time Man arrow [1991] Out Of Time Man (Maxi Cd) Collector  detail 24,50
 · Amparanoia · Anouk · Color Humano · Manu Chao · Marousse · P18 · 

Nous sommes en 1987 à Sèvres, en banlieue parisienne, dans un squat aménagé en local de répétition. Manu Chao, fort de son expérience de plusieurs groupes (les Parachutes, les Joints de Culasse rebaptisés Hot Pants, les Casse-Pieds ou encore Los Carayos), rassemble autour de lui son frère Antonio Chao, connu sous le nom de Tonyo del Borneo (trompette), son cousin Santiago Caseriego (batterie). Ils recrutent encore Daniel Jamet (guitare), Jo Dahan (basse), Philippe "Garrancito" (percussions) et Thomas Darnal (claviers). C'est en voyant l'empreinte noire d'une main dans une BD de Rousseau qu'ils décident d'adopter ce symbole et d'emprunter le nom à la bande de guérilleros sud-américains. La Mano Negra est née. Leur musique, aux influences multiples et colorées, rassemble un joyeux cocktail de rock, raï, salsa, reggae et rap. Un style auquel ils donnent un nom : Patchanka. Manu Chao écrit les textes, tout aussi imprégnés de diverses cultures. Espagnol, français, anglais et arabe se mélangent allègrement. Celle qu'on surnomme déjà "la Mano" conquiert un vrai public avec le succès soudain de Mala Vida. Leur 1er album, Patchanka sort chez le label indépendant Boucherie. Une grande tournée débute, festivals ou concerts en salle s'enchaînent en Europe, mais aussi au Pérou et en Equateur. Courtisés par Virgin, les membres de la Mano Negra signent avec cette major. La scène alternative y voit un engagement commercial, qui pourrait être fatal à l'esprit musical du groupe. Mais lorsque, quelques mois plus tard, le 2ème album Puta's fever sort, la preuve de cette réussite est flagrante. Ce sera l'album le plus vendu de leur histoire. Le titre Sidi h'bibi, interprété en arabe, sort en single et sera directement censuré par les radios françaises... L'année 1990 sera synonyme de concerts, en Europe et à guichets fermés en Amérique du Sud. La Mano s'offre également le rôle de 1ère partie de la tournée US d'Iggy Pop. Déçus par les USA et ayant de fortes difficultés à s'imposer dans les pays anglo-saxons, les membres du groupe décident de ne plus se produire en pays anglophone, au grand dam de Virgin. En avril 1991, un 3ème album voit le jour. King of Bongo a été produit à Cologne, en Allemagne, par la Mano elle-même. L'album se vend tout seul, sans promo. Bien décidé à ne pas entrer dans l'engrenage commercial caractéristique d'un groupe à succès, le groupe se lance dans une mini-tournée en banlieue parisienne, évitant soigneusement la capitale. La tournée se poursuit ensuite au Mexique et au Japon. Leur réputation scénique n'est plus à faire : s'il y a du spectacle sur scène, il y en a autant dans la salle ! Du bruit, de la sueur, pogo à gogo, les salles ressemblent à un furieux et gigantesque match de football américain. Un projet est lancé pour concrétiser leurs envies de créations multiculturelles du début. Au printemps 1992, ils embarquent, avec une troupe théâtrale et des musiciens (Royal de Luxe et French Lovers), sur Cargo 92, un navire transformé pour l'occasion. Le voyage dure 6 mois, de port en port, reliant toute l'Amérique du Sud. Expérience enrichissante mais souvent difficile, le climat politique et social étant souvent instable dans ces pays. Décembre 1992 voit l'arrivée d'un album live, intitulé in the hell of patchinko, enregistré au Japon, à Kawasaki, en une seule prise. Un nouveau projet se met en place, une nouvelle aventure en Amérique latine. Il s'agit cette fois-ci de relier la côte colombienne à Bogota en train, sur les rails délaissés de ce pays. Accompagnés de près de 80 personnes, dont Ramon Chao, le père de Manu, l'expédition de El Expresso de Hielo (l'Express de Glace) devra se confronter à de nombreuses difficultés, notamment des problèmes de transit ainsi que quelques conflits avec les guérilleros. Ces conditions de vie amènent des problèmes au sein du groupe et certains membres quittent définitivement la Mano Negra. L'accueil de la population locale est très chaleureux, comme Ramon Chao ne manquera pas de le souligner dans son livre un tren de fuego y de hielo (un train de feu et de glace)*, retraçant cette formidable épopée. De retour en France, fortement influencés par cette expérience, ils enregistrent Casa Babylon, qui sort en 1994. La même année, ils participent à la Nuit du Foot, en pleine coupe du monde. Une manifestation regroupant musique, militantisme et foot. En 1995, le groupe s'installe en Espagne, à Madrid. Des tensions se créent au sein du groupe et c'est sans annonce officielle que la Mano Negra se sépare. Chacun partira vers un horizon différent, fondant un nouveau groupe ou entamant une carrière solo. Qu'importe, la Mano Negra aura marqué une génération, une génération Patchanka !

 
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