

Richard Ashcroft est le leader de The Verve, un des groupes de rock anglais les plus marquants du XXe siècle. Né à la fin des années 1980 à Wigan, ville industrielle du nord de l’Angleterre, le groupe compte, outre Ashcroft, des artistes tels que Nick McCabe à la guitare, Simon Jones à la basse et Pete Salisbury à la batterie.
Ayant grandi ensemble, les membres de The Verve forment le groupe le plus uni de l’histoire du rock. On trouve déjà dans leurs premières créations le groove, l’ambition et l’intensité qui les démarqueront du commun des musiciens.
Si un mot est depuis toujours associé à The Verve, c’est bien celui de foi. De leurs collaborateurs aux journalistes, en passant par leurs fans, tous témoignent de leur conviction absolue à ce sujet. Aucun d’eux n’a jamais douté du fait qu’un jour ou l’autre, de quelque manière que ce soit, The Verve aurait un immense succès.
Richard Ashcroft incarne cette foi plus que tout autre. Les disques sont fantastiques, les performances live électriques et il déclare à qui veut l’entendre que son groupe comptera un jour parmi les plus grands. D’où sa promesse concernant le rôle de The Verve dans l’histoire, faite alors que le groupe vient tout juste de sortir son premier album, A STORM IN HEAVEN.
Promesse tenue. Pourtant le deuxième album, A NORTHERN SOUL, sorti en 1995, ne réussira pas à élargir son public, malgré son classicisme agité, féroce et bourré d’émotion. Après cette première déception, le groupe se sépare une première fois.
Cependant, deux des titres de A NORTHERN SOUL, On Your Own et History, reflètent l’assurance naissante d’Ashcroft et le talent du chanteur pour l’écriture. Pour la première fois en effet, celui-ci compose des chansons bien loin de la relative sécurité du groupe. Ce sont elles qui, plus tard, constitueront la base de URBAN HYMNS.
Le groupe se reforme pour terminer son travail sur un troisième album qui, comme Ashcroft l’a promis, le catapulte au sommet. C’est justement ce succès, et les pressions ultérieures à URBAN HYMNS, qui seront à l’origine d’une nouvelle séparation, définitive celle-là, en avril 1999. Mais quelle aventure et quelle réussite splendide !
Les deux premiers titres de l’album, Bitter Sweet Symphony et The Drugs Don’t Work, comptent parmi les grands titres du rock anglais. Ils fourniront un écho international à l’album, dont sept millions d’exemplaires se vendront dans le monde. Omniprésent dans les années 1990, URBAN HYMNS demeurera sur les charts britanniques une année entière. Il sera aussi le chant du cygne d’un groupe qui, grâce à sa musique prodigieuse, a enfin connu le succès annoncé.
Mais pour Ashcroft, la musique ne s’arrête jamais. Il travaille déjà en studio sur les chansons de son premier album solo lors de l’annonce officielle de la séparation. La décision de continuer seul est plus que surprenante de la part d’un artiste qui avait toujours fait partie d’un groupe classique, mais pour Ashcroft, elle s’inscrit dans la logique de son parcours. URBAN HYMNS est l’album sur lequel le compositeur a acquis sa maturité. Outre Bitter Sweet Symphony et The Drugs Don’t Work, il contient Sonnet, Space & Time, Weeping Willow, One Day, This Time, Velvet Morning et Lucky Man, tous sortis de sa plume.
La sortie, le 3 avril 2000, de A Song for the Lovers marque les débuts de Richard Ashcroft en solo. Numéro trois dans les charts, ce single, est le prélude à son premier album, ALONE WITH EVERYBODY, qui entrera directement en première place des charts britannique en juillet de la même année.
Parallèlement à son travail en solo, Ashcroft participe au projet U.N.K.L.E., de James Lavelle et DJ Shadow. Il signe une chanson, Lonely Soul, sur l’album qui en résulte, PSYENCE FICTION, sorti en 1998.
Il collabore également à l’album COME WITH US des Chemical Brothers, sorti en janvier 2002, avec The Test .
Mais la collaboration la plus déconcertante de Richard Ashcroft est peut-être celle du printemps 2002 avec Brian Wilson, le créateur génial des Beach Boys. Il invite en effet ce dernier à chanter en duo avec lui sur Nature is the Law, l’un des piliers de son prochain album, HUMAN CONDITIONS, attendu pour le 22 octobre 2002.
Cet album compte dix nouveaux titres signés Richard Ashcroft. Y participent, outre Wilson, toute une palette d’artistes, à commencer par Chuck Leavell au clavier, lequel a travaillé avec des artistes légendaires tels qu’Aretha Franklin ou les Rolling Stones. On y retrouve aussi Pete Salisbury, ancien batteur de The Verve, qui a déjà collaboré avec Ashcroft sur ALONE WITH EVERYBODY, ou encore Talvin Singh, joueur de tablas et lauréat du prestigieux Mercury Prize.
Cet album est co-produit par Ashcroft et Chris Potter, comparse de studio d’Ashcroft depuis des temps immémoriaux. Les arrangements de cordes sont de Wil Malone.
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